Mes lectures incontournables

février 24, 2017







Salut à toi, gentil aventurier d’internet !

Dans la continuité de mon article sur mes rêves d’une vie d’écrivain et les galères qu’ils peuvent engendrer, je viens aujourd’hui partager avec vous les œuvres et auteurs qui ont influencé tout ce joli merdier. Découverte pour certains, redécouverte pour d’autres ou, qu’en sais-je, révélations pour quelques âmes perdues parmi vous, je vous laisse à la liste de ceux qui ont su faire palpiter mon petit cœur d’adulescente (si, ça existe, vas-y google je t’attends).





1. L'univers hors norme d'Armistead Maupin
dans « Les chroniques de San Francisco »



Les chroniques sont une série d’une dizaine de livres qui ont fait éclater des bulles de couleurs et de sentiments dans mes soirées adolescentes. Armistead est un auteur gay qui a conté dans le San Francisco Chronicle la vie d’une communauté de la même ville dans les années 70 et notamment de quelques personnages principaux : Mary-Ann, Michael et leur logeuse, Anna. Le succès de ces chroniques originales a été telle, leur influence si folle, qu’elles ont été publiées sous forme de roman.

Il sait coucher la vie sur papier, les travers d’une époque de libération qui demande une foule de sacrifices et que ses protagonistes transpirent. Si tu ne lis pas Armistead Maupin au moins une fois dans ta vie, tu passes à côté du bonheur.

Ce qu’il m’a apporté : un roman ne se lit pas. Il s’imagine, il se voit, se sent, s’entend. Un roman se ressent. Les dialogues lui donnent vie s’ils sont dispensés à raison.

Site officiel : armisteadmaupin.com
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2. L’hallucinant « Les âmes brulées » d’Andrew Davidson


Sans vouloir vous spoiler (parce qu’évidemment, tu vas aller lire tous les livres dont je te parle), l’histoire est en gros celle d’un acteur porno qui, à la suite d’un accident de voiture, finit grand brûlé. Déjà, là, on commence dans le sniffage de coco. Déboule alors Marianne Engel, une femme qui va et vient entre schizophrénie et incompréhension et qui va raconter à notre protagoniste à la kekette brûlée qu’elle et lui sont d’anciens amants d’une vie précédente. Voilà. Je l’avoue, dit comme ça, ça ne vend pas du rêve. Mais en fait si. Bon sang, si ! Ce roman m’a happé comme jamais je ne l’avais vécu jusqu’alors.

C’est une pépite parmi les pépites.

Ce qu’il m’a apporté : j’ai été brûlée, j’ai aimé, j’ai vécu sept-cent ans plus tôt, j’ai poursuivi des mystères de religions, j’ai subi des hallucinations. J’ai grimacé, couiné, souri, ri, souffert, j’ai même manqué de vomir. La force d’un roman réside dans la capacité de l’auteur à décrire l’indescriptible, à faire ressentir le jamais éprouvé.

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3. La vie d’Antoine de Saint-Exupéry, aka Dieu,
dans « Le Petit Prince »


Pas besoin de résumé, et si vraiment vous ne savez pas ce qu’il y raconte, je vous ordonne d’aller acheter et lire cette étoile hors du temps. Non mais, sans déconner.

Je suis presque gênée. Le Petit Prince est toute ma vie. Je ne saurais pas vraiment partager avec vous ce qu’il m’a offert parce que ça relève presque de l’intime. Monsieur de Saint-Exupéry m’a eu à la dédicace du livre. Il a imaginé ce que j’aurais fantasmé pouvoir écrire un jour.

Ce qu’il m’a apporté : une vocation. Une enfant jamais oubliée. La magie des mots et de leur maniement pour créer les plus beaux des univers.

Site officiel : antoinedesaintexupery.com
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4. Le génie des trames réalistes de Dan Brown,
notamment dans « Da Vinci Code »


Si ce boute-en-train de Dan parvient à réaliser l’exploit inhumain de pondre non pas une œuvre parfaite le temps de sa carrière mais bien une plâtrée, je me concentrerai pour l’instant sur le Da Vinci Code. Cet homme m’énerve autant qu’il me fascine. Je pense qu’il a dû vivre des dizaines d’autres vies pour avoir tant de connaissances. Le Da Vinci Code est l’un des livres contant les péripéties du symbologue Robert Langdon, appelé en catastrophe à se rendre au Louvre pour aider à l’enquête d’un meurtre énigmatique. Le reste est un enchaînement de codes, d’indices, de mystères et de traque sur la piste d’une vérité époustouflante. Mais le mieux, ou le pire, ça dépend de ton degré de jalousie envers ce génie, est que ça paraît absolument réaliste. Dan Brown mêle suffisamment bien fiction et réalité pour qu’on se perde avec lui.

Je le déteste.

Ce qu’il m’a apporté : avant de prétendre composer des romans policiers, thrillers ou fictions quelconques, il vaut mieux mon petit père que tu t’atèles à un bon paquet d’heures de recherches. Quand bien même tu voudrais tout inventer, le lecteur n’est pas dupe et tu te dois de lui faire croire à ce qu’il lit. Google et les librairies du coin vont devenir tes meilleurs amis.

Site officiel : danbrown.com
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5. L’âme torturée de Victor Hugo dans « Les Contemplations »


Lire ça quand on est ado, c’est un peu comme une balade sur un port de village en Bretagne au milieu de Décembre, sous la pluie, seul, avec Vianney dans les oreilles et l’avis de passage de ton facteur dans la poche de ton ciré rouge sans capuche. C’est douloureux. Mais la fleur adolescente aime se planter face à la tempête, juste pour voir jusqu’où elle peut plier sans rompre.

Sur ces paroles pleines de joie (je vois d’ici ton air effaré et j’entends ton petit « elle est complètement malade », espèce de rustre), il ne faut pas nier que papi Hugo à la plume greffée au cœur et qu’il la manie avec tant de délicatesse et d’expertise que t’en restes sur le cul ! Chaque syllabe est une respiration, un souffle, chaque virgule un coup en pleine âme et chaque point une pause bienvenue. Le recueil de ses « Contemplations », série de poèmes fascinants, aura eu sa part d’influence dans mes écrits.

Ce qu’il m’a apporté : ne jamais restreindre ce que le cœur veut exprimer ! Il faut manier les mots pour ne pas le laisser éclater sauvagement mais toute émotion est bonne à laisser transparaître. Sauf l’envie de tuer son chat.

En bonus, quelques mots parmi mes préférés :

« Si Madame, au milieu de tous, vous m’avez dit,
A haute voix : « Bonjour Monsieur », et bas : « Je t’aime ! »
Si tu m’as caressé de ton regard suprême,
Je vis ! Je suis léger, je suis fier, je suis grand ;
Ta prunelle m’éclaire en me transfigurant ;
J’ai le reflet charmant des yeux dont tu m’accueilles ;
Comme on sent dans un bois des ailes sous les feuilles,
On sent de la gaîté sous chacun de mes mots ;
Je cours, je vais, je ris ; plus d’ennuis, plus de maux ;
Et je chante, et voilà sur mon front la jeunesse !
»


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6. L’humour d’Hernan Casciari
dans « Un peu de respect, j’suis ta mère ! »


Je n’ai jamais autant ri en lisant de toute ma courte vie. Je vous l’accorde, je peux avoir un humour douteux. Casciari aussi, d’ailleurs. Son roman est un « blog-roman », celui de Mirta Bertotti, une habitante de Buenos Aires mère d’une famille complètement déjantée et à la limite du trash. Elle y raconte jour après jour leur vie hors norme et est, sans même s’en rendre compte, la plus hilarante des cinquantenaires. Là est la force d’Hernan Casciari : parvenir à flouer le lecteur en quelques pages qui pense faire face au véritable journal intime de cette femme, perdue à l’autre bout du monde, et à faire de véritables drames familiaux les plus grands des fous rires.

Si tu as envie d’un peu de débilité sympathique et de te bidonner jusqu’aux larmes, entre donc dans la vie de tata Mirta.

Ce qu’il m’a apporté : on peut être l’un des meilleurs écrivains au monde et avoir un humour presque limite. Bien distillé, c’est l’arme ultime à tout bon roman.

Site officiel : editorialorsai.com
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7. Le style d’Anna Gavalda, toutes œuvres confondues.


Certains l’adorent, d’autres la détestent. Moi je l’aime profondément. Cette femme est l’écrivain dans sa plus pure essence. Aucun filtre, pas d’hésitation, pas de retenue. Elle fait naître les phrases comme elles veulent être écrites et ne s’impose aucune règle. Ses histoires sont un subtil mélange de mélodrame, de comédie et de romantisme qui transpire une multitude d’émotions et de sentiments incessants. Elle ne décrit rien, elle offre des sensations.

Ce qu’elle m’a apporté : l’envie furieuse d’écrire. Se plonger dans une transcendance et trier après, pas l’inverse.

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Va donc lire, maintenant.

Allez, salut !






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