Le Bordeaux Geek Festival

mai 30, 2017







Salut, gentil aventurier d’internet !



Je suis terriblement excitée à l’idée de partager avec toi cet article. Tu connais mon amour tout particulier pour la culture geek et tout ce qui l’entoure, pas vrai ? Et bien ça y est, enfin, on se lance. Après trois ans d’arpentage (ranafoutre) de ses allées, d’une admiration toujours plus grande pour lui, d’une envie irrépressible de mettre des mots sur ce qu’il me fait ressentir, je te parle enfin du Bordeaux Geek Festival.
Ah ouais, ça en jette.

Oh oui, je te vois arriver. Tu te dis qu’après tout, qui suis-je pour te pondre un avis objectif et constructif sur un festival tourné vers la pop culture et que, d’abord, qu’est-ce que j’y connais moi en culture geek ? Tu peux avoir raison, mais là quand même tu me donnes envie de te mordiller le nez. Etre geek aujourd’hui veut tout et rien dire et l’on va s’accorder ensemble sur une définition commune, afin de pouvoir faire ce bout de chemin, main dans la main, sans bévue aucune : je fais bien ce que je veux et je te raconte ce que je veux. Non mais, oh !

En vrai, le geek est ce gentil bonhomme qui a pour passion et hobbit (bwahah) des domaines assez précis autour des nouvelles technologies, des cultures de l’imaginaire, de la science, etc. Je suis donc cette chose étrange. Toi aussi, sans doute.
Avant de se lancer, disclamer bien utile pour les rageux : ni Madleen ni moi n’avons été invitées au BGF. Ni bracelet presse, ni autre, aucun avantage et il n’y a aucun partenariat.

J’aime ce festival et pi c’est marre !




Le BGF, c’est quoi ?


Festival geek dans sa forme la plus pure ! Le BGF réunit absolument tous les domaines d’intérêt que l’on peut retrouver dans cette grande famille. Jeux vidéos (récents et vintage, amateur ou de compétition), mangas, comics, art, science, nouvelles technologies, films, séries, cosplays, jeux, sports, nourriture, musique ! Tout, vous dis-je ! Le BGF c’est des espaces de plus en plus grands pour que chacun puisse exprimer son art, sa passion. C’est des surprises à chaque coin d’allée. C’est une horde de zombies qui s’aventure près de leçons pour devenir un parfait Jedi. C’est un tournoi de Counter Strike juste après une compet’ de Just Dance. C’est des conférences sensationnelles sur des sujets tellement précis que t’en ressort con. C’est une ambiance, une communauté, des gens bizarres mais ensemble. C’est la mise en lumière de personnes qui méritent de l’être. C’est aussi quelques petits couacs organisationnels. Parce que sinon, ça ne serait pas un festival.

Et alors nous, dans tout ça, on a vu quoi ?







La salle principale et ses exposants :


Quand tu entres dans le BGF, tu pénètres immédiatement dans un autre monde. Logé dans l’un des halls du parc exposition, il te balance en pleine tête une ambiance hors normes. Il y a d’abord des dizaines d’ordinateurs, de jeux vidéos en tous genres, récents ou plus anciens. Voire même très, très anciens (big up aux vieux). Gare à la petite larmichette qui va poindre quand tu vas te retrouver avec la manette de Sega entre les mains.
Tu vas faire face, aussi, à un groupe d’ados surexcités dans des costumes que tu ne reconnaîtras pas forcément, en train de s’enjailler sur un jeu qui donne un air des plus cons : Just Dance. Mais la folie adolescente prend là toute sa beauté et ils vont te faire rire, ces gentils abrutis.

Pour les plus calmes et aux faits des dernières technologies, on retrouve les casques de réalité augmentée. Que moi ça me fait peur. Très peur. Guilis dans le ventre et tout. Du coup, tu peux aller jouer à Clash Royale (des combats contre tout le monde, tutuuuum), regarder des hyper pros se la donner sur des LOL, WOW, CS, TG (non, lui non, pardon), et tomber en admiration devant ces rois de la gâchette virtuelle.

Et puis bam ! Le Moyen-Âge. Parce que la culture geek prend ses sources dans tout, partout, de tous âges et de toutes cultures, les fanatiques du roi Arthur vont absolument kiffer leur séjour. En plus, tu risques de croiser Mônsieur Brice Fournier, aka Kadoc le débile de Kaamelott. Mon pantalon en est encore mouillé.

Tu rencontreras ensuite des vrais Jedi. Oui, des vrais. Un problème ? Un coup de sabre ? Fais gaffe, je sais pas encore quel côté de la force je vais choisir. Cette année, 40 ans de Star Wars oblige, la saga était à l’honneur et ce de la plus belle des manières. Cosplays au top, stand incroyable, conférences de FOU.

Il y a ensuite l’espace jeux de société, que je trouve super bien pensé. De grandes tables conviviales pour un moment de détente autour d’un bon jeu. Concept approved. Pour les plus geeks d’entre vous : je sors mon tampon Fabuloso.


La scène principale, qui accueille pléiade de jeux, de concerts, de spectacles, défilés, remises de prix, etc. C’est le regroupement central du festival.
Juste à côté, nos amis les zombies et les gentils gens qui les dézinguent pour nous. Nos fans d’Airsoft ont une partie dédiée et font découvrir au reste d’entre nous leur passion.
L’espace nouvelle technologie était DINGUE cette année ! On en apprend tous les jours, les exposants sont hyper calés et accueillants !

Un escape game, planqué dans un coin.
Et les toilettes. Moi et ma vessie de la taille d’un pois chiche les connaissons par cœur. Je peux te réciter les gravures sur les encadrements de porte, les affiches qui te disent que si tu vas manger dans un des restau de la foire expo et que tu racontes les avoir vues ici, ils t’offrent le café ! Va donc conter ton instant caca en plein milieu de la foire pour un petit kawa. C’est merveilleux.

Le moins bien de cet espace : de mon point de vue, l’organisation des différents stands peut être améliorée. L’impression donnée n’était pas la même l’année dernière et, si on ne s’ennuie jamais (ou alors tu es vraiment de très, très mauvaise foi et je te pichenette sur l’oreille droite), le tout peut parfois être très brouillon et bruyant. Comme dans tous les festivals et conventions, la chasse aux goodies est de mise et si certains stands sont au top, d’autres sont clairement de trop là où les artistes BD, comics et autres avaient une place plus légitime. La phobie du hand-spinner et ses quarante exposants (non, j’exagère pas, jamais, c’est pas mon genre) m’a frappée de plein fouet.
Le plus gros des moins biens, selon moi, est le manque d’informations claires quant à l’E-sport. Gradins, scène, écran géant, tout y est mais impossible de savoir quelle compétition avait lieu à quelle heure : manque de communication un peu dommage.






Les conférences :



Les conférences sont la clé de tout bon festival ou de toute convention réussie. On s’attend à en prendre plein les yeux et à en apprendre des caisses sur des sujets passionnants. Le BGF ne déçoit pas à ce sujet. Si on exit les panels des grandes conventions, le festival bordelais préfère offrir des intervenants de qualité et terriblement calés sur leur sujet de prédilection. Le bôôônheur mes petites cailles.

Voici donc un résumé non exhaustif de ce que l’on a pu voir et des anecdotes entendues lors de ces quelques jours :

La science à l’origine de la science-fiction ? Natacha Vas-Deyres, professeur de l’université Montaigne et Franck Selsis, astrophysicien de folie (spécialiste du qualificatif, à votre service), nous ont appris pléïade d’anecdotes. Alors non seulement la science et la science-fiction sont en étroite collaboration, mais plus encore la science-fiction alimente les théories de l’impossible qui amènent parfois aux plus grandes des découvertes. Si monsieur Selsis nous a fait part des découvertes incroyables quant à des exoplanètes auxquelles il a participé, il nous a aussi confié qu’un écrivain avait été mandaté pour pondre une nouvelle en parallèle de la publication scientifique de la trouvaille. Voilà. Alors ben, moi, forcément, j’ai eu des idées. Exoplanètes, me voilà. Ah et ouais, au fait, le système de Tatooine dans Star Wars et ses deux étoiles… Ce nom est réellement utilisé pour les systèmes à deux étoiles. Vive les artistes.

Les films cultes des années 80 par Yvan W. Laurence : le plus marquant lors de cette conférence a été de prendre conscience de l’évolution de culture que le monde a connu, sur tous les plans. Les jeunes générations trouvent en les anciennes des repères fascinants qu’elles s’emploient à reproduire quand ces dernières cherchaient à tout prix à voir plus loin, à s’élancer sans attendre dans un futur idéal. Ça remet en question énormément de choses. Mais le mieux du mieux, et c’est là que la culture geek prend tout son sens, a été les interventions d’un public hyper calé et un apprentissage des uns avec les autres. C’était beau, putain, j’en ai encore une petite larmichette.

La direction artistique de mônsieur George Lucas. Cette conférence a été parfaite. Non seulement parce que les cosplayers Star Wars ont déboulé au milieu de la présentation pour que le conférencier puisse poser quelques explications quant aux exigences sur les costumes, mais aussi parce qu’on a eu droit à anecdotes sur anecdotes, making of des films et premiers dessins qui ont donné à la saga tout le relief qui lui est propre. Pour les plus intéressés, en vrac : la Falcon Millenium a dû être redesigné au dernier moment car trop ressemblant à un vaisseau d’une série ; Lucas avait trois tampons qu’il appliquait sur chaque croquis et chaque maquette : deep regrets (aka « va te pendre »), OK et fabuloso ; regardez Rogue One, en particulier le Speeder de Rey, et ensuite regardez le Speeder de Luke avec attention ; tout ce qui n’était pas utilisé dans un film est utilisé dans un autre ; Lucas utilisait trois grandes consignes dont l’une était Flip it ! : je vous invite à comparer une image d’un X Wings et d’un Naboo Starfighter. Vouala. Une enfant un matin de Noël.

Points négatifs : cha-leur. J’ai frôlé l’état liquide. A la décharge du BGF, ils n’ont pas eu le choix d’avoir des bâtiments en moins par rapport à l’année passée. Ceeeependant, ce me semble mes petits bulots qu’aller choper deux ou trois climatiseurs chez monsieur Kiloutou aurait pas creusé un vaste trou dans votre budget. Les tentes qui ont servi de salles de conférence auraient pu être fermées, les power point du coup beaucoup plus visibles et, surtout, on n’aurait pas manqué de tomber dans les vapes à chaque mouvement. Autre point négatif : les soucis techniques. Les gaaaars ! Des bugs de diaporama parce que tous les ordis n’ont pas la même version Office ? Ça la fout mal pour un festival geek qui présente certaines des technologies les plus à la pointe du moment, non ?






Les événements :


Le BGF est ponctué de tout un tas d’évènements qui sont tous à la fois originaux et qui mettent une bonne ambiance au sein du festival.
Il accueille des youtubers, principalement, pour des rencontres et des signatures. Si personnellement ça ne me fait pas plus frétiller que ça, les fans y trouvent leur compte et c’est le principal. Dans le même espace (une tente à l’extérieur), l’on pouvait se maraver la tronche à coup d’arcs géants et assister à des pilotages de drones. Enorme.

Les BGF Awards : un panel de trophées pour certains youtubers. Hyper original comme cérémonie, bonne découverte de certains jeunes talents. Le gros bémol, là, va pour un certain type surnommé Frigiel. Venir en tant que parrain et démonter sur scène, face public, le festival pour leur manque de budget et la chaleur est aussi inutile que stupide. V’la la grosse tête. Mais tu nous as bien fait marrer, c’est cool.

Les concours cosplay : les gens ont envoyé du très, très lourd cette année. Chapeau bas les artistes. Là encore, le partage des différentes cultures qui alimentent la grande famille geek prend tout son sens !

Les concours maquillage SX : très bonne idée, super découverte, mais les pauvres ! Quand on sait que la canicule frappe, il vaut mieux bouleverser le programme et les mettre au frais ! Cette chaleur aura foutu à mal tout le monde, les organisateurs les premiers, et sans elle le festival aurait eu une toute autre dimension.

Les jeux de Katia : merci madame, toujours un bon moment. On a encore rien gagné mais on ne lâchera pas l’affaire, que neni chère amie.

Les concerts : des groupes ont pu avoir accès à la scène centrale pour animer le festival entre deux « gros » évènements sur la scène central. On ne s’y est pas particulièrement attardées mais, d’après les applaudissements qui ont résonné dans tout le hall, certains ont plutôt bien kiffé.




Améliorations en trois ans :


Après trois ans de BGF, quelle synthèse ? C’est un festival qui monte en puissance et qui n’a absolument pas à rougir face à certaines grosses conventions. Oooh que oui je sais de quoi je cause, mon p’tit pote. Pour parler de manière très sûre, je vais faire un parallèle avec le Comic Con Paris que j’ai fait deux ans. Le prix du BGF reste super abordable, tout est fait pour que l’on puisse s’occuper plusieurs heures d’affilées et ce festival respecte véritablement la culture geek. Le Comic Con se veut machine à fric qui met un pognon fou dans quelques pseudos invités de marque qui finalement annulent, qui ne respecte pas le public et qui offre un espace trop restreint pour des stands plus hors sujet les uns que les autres.

Alors à tous ceux qui râlent cette année parce que trop petit, trop cher, trop tout et pas assez bien, je pense qu’il faut aussi savoir prendre un minimum de recul sur les choses, mes petits poussins. A tout vouloir moins cher, faudra pas vous plaindre d’avoir de la merde. Si le BGF avait pu avoir, cette année encore, un bâtiment annexe pour mettre le démesuré espace VIP et presse (oui, faut avouer que, quand même hein) et loger les salles de conférences dans de grandes pièces climatisées, on aurait tous léché la bouche des organisateurs. Ils se démènent, rien n’est parfait, mais ils apprendront de leurs erreurs. Namaste bordel de merde.


Pour conclure, je dirai que ce festival est on the top of the top en France et que ça ne pourra aller qu’en s’améliorant.

Le BGF revient pour une saison Winter en Décembre 2017 (scoop) et Animasia bénéficiera aussi du parc expo. Quand on vous dit qu’ils écoutent, alors, non mais !

Sur ce, je vous bisouille, et à très vite pour de nouvelles aventures.


Allez, salut !








































Photos : © MADLEEN


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